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Mônica Raisa Schpun

Monica Schpun
Chercheur à l'EHESS
Centres de rattachement : CRBC

moschpun[at]ehess.fr

01 49 54 22 57

Mônica Raisa Schpun est historienne (HDR), directrice éditoriale de Brésil(s). Sciences humaines et sociales (http://mondes-americains.ehess.fr/) et responsable du Groupe de travail « Migrations et espaces urbains » (séminaire mensuel sur invitation).
Après avoir commencé ses études au Brésil (Université de São Paulo), elle les a poursuivies en France à partir de 1989. Elle a soutenu sa thèse – « Paulistanos & Paulistanas : rapports de genre à São Paulo dans les années vingt » – en 1994 sous la direction de Michelle Perrot (Paris 7). Deux ouvrages en ont été tirés, l’un en France (1997), l’autre au Brésil (2002). De 1997 à 2002, elle a vécu en Italie et a enseigné à l’Université de Milan.
Bénéficiaire d’une bourse post-doctorale de la Fapesp (1998-2000), elle a mené auprès du Centro Donne e differenze di genere une recherche sur Carlota Pereira de Queiroz (1892-1982), l’une des premières femmes médecins du Brésil et la première à y être élue député fédérale en 1933. Depuis le début des années 2000, elle se consacre aux problématiques migratoires, thématique des enseignements qu’elle a dispensés à l’EHESS depuis 2004 d’abord seule et, de 2009 à 2012, à côté de Nancy L. Green.
Ses recherches portent sur l’immigration des Juifs et des Japonais au Brésil de l’Ère Vargas (1930-1945). Dans ce cadre, elle s’est intéressée au parcours d’Aracy de Carvalho, une « Juste » brésilienne qui travaillait au consulat brésilien de Hambourg dans les années 1930 et a aidé des Juifs candidats à l’émigration en leur facilitant l’accès aux visas. Son dernier ouvrage, paru au Brésil en 2011, porte ainsi sur les migrations croisées d’Aracy de Carvalho et d’un groupe de ses « protégés ». Actuellement, elle se consacre à l’étude de l’expérience des Nippo-brésiliens vivant à São Paulo dans les années 1938-1945, victimes directes des lois de « nationalisation » (interdiction des écoles et de la presse en langue étrangère) et des discriminations consécutives à l’entrée en guerre du Brésil du côté des alliés. Elle entretient des rapports étroits avec des collègues brésiliens, notamment de l’Unicamp (Centre d’études sur le genre Pagu et Centre interdisciplinaire d’étude sur la ville, CIEC) et de l’USP, universités où elle est régulièrement invitée.

Thèmes de recherche

  • Migrations internationales, XXe siècle (Juifs au Brésil et en France, Nippo-brésiliens, artistes migrants), politiques migratoires brésiliennes (Première République, Ère Vargas) et françaises (après-guerre), genre, race, générations et temporalité migratoire, discriminations, relations intra-communautaires, parcours individuels en migration
  • Dynamiques urbaines (São Paulo), immigration et vie urbaine, genre et vie urbaine
  • Genre, genre et élites paulistes, genre et politique (années 1930-1950), genre en migration, femmes “exceptionnelles”, “ordinaires”, migrantes, beauté, corps, corporalité
  • Micro-histoire, parcours de vie, histoire du quotidien.

 

 
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Missionnaires et traducteurs : les enjeux de la traduction des textes chrétiens en langues amérindiennes

Colloque - Jeudi 08 décembre 2016 - 09:00

Dans de nombreuses langues amérindiennes, les premiers textes écrits, et souvent les seuls à ce jour, sont des traductions de textes chrétiens (Bible, sermons, etc.), œuvre de missionnaires protestants ou catholiques, qui sont aussi ceux qui ont fixé une norme de transcription de la langue. Des traductions partielles de la Bible existent ainsi dans plus de 200 langues amérindiennes. Il s’agit donc là d’un fait linguistique, historique et culturel majeur, qui offre la possibilité de comparaisons riches et précises. Ces textes chrétiens en langues amérindiennes constituent un objet singulier, qui n’a jusqu’à présent guère été étudié en tant que tel. Ces journées d’études ont pour objectif d’étudier ces traductions sous deux angles : à la fois celui de la production des textes (acteurs amérindiens et étrangers, processus de traduction, idéologies linguistiques, résultats textuels, etc.) et sous celui de leurs usages par les Amérindiens (lecture, reformulations, réinterprétations, etc.).

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Conférence de Véronique Boyer "Expansion évangélique et migrations en Amazonie brésilienne"

Conférence - Vendredi 25 novembre 2016 - 15:00

L'expansion remarquable des Eglises évangéliques au Brésil a généralement été appréhendée dans le cadre des classifications élaborées par les historiens et sociologues des religions. Les efforts de recensement et de compréhension ont aisni porté sur les formes les plus récentes du champ protestant (pentecôtisme, néo-pentecôtisme), particulièrement visibles dans les villes.
La circulation des individus entre des Eglises très différentes témoigne pourtant d'une fluidité des espaces religieux dont les contours se dessinent avant tout par opposition au catholicisme. Ce phénomène de mobilité religieuse est à mettre en raport avec la réalité de flux migratoires intenses entre milieux rural et urbain.
Ainsi, dans la région amazonienne, le succès du message évangélique tient moins aux stratégies développées par les Eglises qu'à l'action de prédicateurs indépendants, appelés "évangélistes", qui conçoivent leur ministère comme l'accomplissement d'une mission divine. La notion de mission divine permet d'éluder la question de la reconnaissance des évangélistes par les Eglises.

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Le moment 1816 des sciences et des arts. Regards croisés franco-brésiliens

Colloque - Vendredi 25 novembre 2016 - 09:30

Cette manifestation s'insère dans le cadre du bicentenaire du voyage au Brésil du botaniste Auguste de Saint-Hilaire  (1816-1822) et de l'écrivain Ferdinand Denis (1816-1819), ainsi que de l’arrivée, dans la cour de Jean V à Rio de Janeiro, d’un groupe d’artistes et architectes français (la dite « Mission Artistique Française »), pour proposer une réflexion interdisciplinaire sur les logiques de la mobilité transocéanique et interrégionale du point de vue des hommes, des objets, des images et des concepts. Horizon rêvé de la France depuis le XVIe siècle, l’ouverture du territoire brésilien aux étrangers a provoqué un intérêt renouvelé de la part des politiques comme des scientifiques de toute l’Europe et l’intensification des échanges et des débats. Les voyages d’exploration des premières décennies du XIXe siècle ont pris des formes différentes, les uns ayant l’envergure d’expéditions collectives regroupant de multiples compétences sous le patronage des Etats ou des grandes compagnies marchandes, les autres reposant encore sur des initiatives plus ou moins individuelles; les circulations qui en ont découlé ont profondément contribué à la construction réciproque des savoirs entre les espaces ainsi connectés. Ces voyages s’effectuent sur fond de mutations profondes : l’apparition des États-Nations est parallèle à l’affirmation d’une nouvelle philosophie de l’histoire et d’un redécoupage entre arts, littérature et sciences qui n’est plus celui du XVIIIe siècle, mais n’est pas non plus encore le nôtre. En ce moment « post-buffonien », les savoirs naturalistes sont eux aussi l’objet de reconfigurations fondamentales (théories de l’évolution, taxinomie, recensement et classification des espèces...), et s’inscrivent dans des formes d’organisation et d’administration en évolution (jardins botaniques, musées naturalistes, académies, écoles de formation spécialisées...).

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